Kinshasa - RDC
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Le pape François, accompagné du cardinal Kurt Koch, président du dicastère pour l’unité, a participé à la cérémonie œcuménique marquant le lancement des festivités des 500 ans de la Réforme luthérienne, ce lundi 31 octobre 2016 en Suède. La cérémonie a eu lieu en présence du roi Charles XVI Gustave et de la reine Silvia, ainsi que des évêques, pasteurs et des personnalités venues du monde entier.

Prenant la parole en cette circonstance, le pape a rappelé que la question qui hantait Martin Luther c’était celle d’un Dieu miséricordieux. Luther a trouvé ce Dieu miséricordieux dans la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ incarné, mort et ressuscité. Pour le pape François, la doctrine de la justification, exprime l’essence de l’existence humaine face à Dieu (nous sommes sauvés uniquement par la grâce de Dieu).

Le pape a aussi appelé à un témoignage commun rendu à la miséricorde de Dieu ; il a prié pour l’unité des chrétiens. Le monde, a-t-il souligné, attend le témoignage d’unité des chrétiens. « Nous les chrétiens, nous serons un témoignage crédible de la miséricorde dans la mesure où le pardon, la rénovation et la réconciliation sont une expérience quotidienne au milieu de nous. Ensemble, nous pouvons annoncer et manifester de manière concrète et avec joie la miséricorde de Dieu, en défendant et en servant la dignité de chaque personne. Sans ce service au monde et dans le monde, la foi chrétienne est incomplète. »

Avant de clore la manifestation, l’assemblée a prié le Credo puis cinq engagements à l’unité ont été lus. Elle a ensuite prié ensemble pour le monde entier, notamment pour la paix, l’unité et la préservation de la création, avant la prière du Notre Père et la bénédiction donnée par le pape François.

  1. 1. Réunis à Kinshasa, du 19 au 20 octobre 2016, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, Membres du Comité de suivi du processus électoral de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), nous sommes penchés sur des questions urgentes d’actualité, notamment le dialogue national convoqué par le Président de la République pour dénouer la crise socio-politique qui mine notre pays, et sur la situation sécuritaire. Ces questions ont été abordées dans l’Accord politique pour l’organisation d’élections apaisées, crédibles et transparentes en République Démocratiques du Congo (18 octobre 2016) et le Rapport final des travaux du conclave du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (4 octobre 2016).

 Du dialogue national

  1. Depuis 2012, la CENCO n’a cessé d’exhorter les acteurs politiques congolais au dialogue comme voie royale de sortie pacifique de crise. La tenue du dialogue de la Cité de l’Union Africaine (UA) qui a pris fin le 18 octobre 2016 s’est inscrite dans cette dynamique. Bien que la CENCO y ait suspendu sa participation pour manque d’inclusivité, elle en a cependant encouragé la poursuite des travaux en faisant des recommandations par souci du respect de la Constitution et en vue d’un large consensus. Nous prenons acte des résolutions issues de ces assises qui peuvent contribuer au dénouement de la crise.
  2. Malgré la tenue de ce dialogue, nous sommes peinés de constater qu’à deux mois de la fin du mandat constitutionnel de l’actuel Président de la République, les acteurs politiques ne réussissent pas encore à se mettre d’accord pour trouver des solutions pacifiques et consensuelles à la crise socio-politique qui prend des proportions de plus en plus inquiétantes et qui risque de plonger notre pays dans le chaos.
  3. Pourtant, il y a des points de convergence à prendre en compte dans la recherche d’une sortie de crise pacifique tant attendue par notre peuple :

1° Aussi bien les Participants au dialogue que le Rassemblement de l’Opposition sont conscients de la dégradation de la situation socio-politique et sécuritaire qui appelle des réponses urgentes ;

2° Les uns et les autres jurent par le respect absolu de la Constitution et sont d’accord sur la nécessité d’un large consensus afin d’aboutir à l’organisation des élections libres, transparentes et apaisées ;

3° Tous les protagonistes reconnaissent qu’il est matériellement difficile d’organiser ces élections avant la fin de l’année 2016 et, de fait, ils acceptent une période de transition.

  1. Par ailleurs, nous sommes préoccupés par des grandes divergences entre les différentes parties au risque de dégénérer en une confrontation violente. Il s’agit principalement :

1° de la durée de la période transitoire ;

2° de l’exercice du pouvoir pendant cette transition non prévue par la Constitution ;

3° du couplage des élections (présidentielles, législatives et provinciales).

Il s’avère urgent et nécessaire pour toutes les parties de se retrouver dans un cadre à convenir en vue d’aplanir les divergences pour l’intérêt supérieur de la Nation.

  1. En outre, le lundi 17 octobre 2016, seulement cinq juges sur neuf de la Cour Constitutionnelle ont siégé pour répondre à la requête de la CENI de reporter les élections. Nous sommes étonnés de constater que, la plus haute juridiction de notre pays, ait statué sur une matière aussi importante, sans que le quorum qui est de 7 juges ne soit atteint. Il y a de quoi s’interroger sur cette procédure.
  2. Au regard des solutions préconisées par les différentes parties, nous tenons à attirer l’attention de l’opinion tant nationale qu’internationale sur des points suivants :

1° Mettre en œuvre tous les moyens afin de réduire la période transitoire pour qu’elle ne dépasse pas l’année 2017 ;

2° Les recommandations visant l’exécution systématique des attributions du Parlement, du Gouvernement et de la CENI dans le processus électoral devront être formulées en termes précis, contraignants et péremptoires ;

 3° Outre ses charges régaliennes, le Gouvernement de transition à constituer devra avoir comme priorité : organiser les élections, garantir le respect des libertés fondamentales, dont la liberté d’expression, rétablir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et améliorer la vie sociale de la population.

4° Dans le contexte qui est le nôtre, il est impérieux qu’il soit clairement mentionné dans le consensus à trouver que l’actuel Président de la République ne se représentera pas pour un troisième mandat, conformément à l’Article 220 de la Constitution ;

5° Pour plus de garantie et de crédibilité de la mise en œuvre des recommandations du consensus à trouver, il est nécessaire que le Comité de suivi soit renforcé par une présence active des Nations Unies.  

 De la situation sécuritaire

  1. Nous sommes préoccupés par la situation politique et inquiets par des informations faisant état de l’insécurité dans plusieurs endroits à travers notre pays : les massacres à répétition au Nord-Kivu, en particulier dans la Ville et Territoire de Beni, et ce, en dépit des cris d’alarme ; les tueries au Kasai-Central dues aux affrontements entre les forces de l’ordre et les miliciens du Chef coutumier Kamuina-Nsapu ; les conflits intercommunautaires entraînant mort d’hommes dans plusieurs provinces, notamment au Katanga ; les tristes événements des 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa et la recrudescence du banditisme. A cela s’ajoutent la porosité des frontières, l’installation des rebelles sud-soudanais par la MONUSCO dans le Territoire de Nyiragongo (Goma), les vagues migratoires incontrôlées dans l’Est, la résurgence de groupes d’auto-défense, la menace du Gouvernement ougandais accusant la RD Congo d’héberger des terroristes au Nord-Kivu et les attaques des paroisses et de certaines communautés religieuses, notamment à Kinshasa, à Kananga et à Bukavu.
  2. Nous déplorons cette situation inacceptable. Nous condamnons toute violence d’où qu’elle vienne et nous réitérons nos sentiments de compassion à l’égard des victimes innocentes et les assurons de nos prières. Nous en appelons au Gouvernement congolais de prendre davantage la mesure de cette tragédie, notamment par l’ouverture d’une enquête indépendante, afin d’établir les responsabilités. Nous rappelons également à la MONUSCO de protéger davantage les populations civiles.  Nous prenons acte du fait que le Chef Maï-Maï, Mutanga Gédéon et une centaine de ses compagnons aient rendu les armes pour la paix, et nous demandons que justice soit faite pour les centaines de victimes de leurs exactions.

 Conclusion

  1. Face à la gravité de la crise socio-politique et sécuritaire dans notre pays, nous exhortons les acteurs politiques à prendre de la hauteur en renonçant aux intérêts partisans, afin de rechercher la paix par un large consensus en tenant compte des aspirations de la population.
  2. En ce moment critique de l’histoire de notre pays, nous invitons le Peuple congolais à tenir bon et à se tourner vers le Seigneur  notre Dieu pour implorer la grâce de la paix. A cet effet, une prière pour la paix sera organisée dans toutes les paroisses à travers nos diocèses, le 20 novembre 2016, en la Solennité du Christ Roi de l’univers, à l’occasion de la clôture de l’Année Sainte du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. Par ailleurs, nous encourageons tous nos compatriotes à demeurer vigilants au respect de la vie humaine, de la Constitution et de l’ordre social, notamment les institutions et symboles de l’Etat,  sans céder ni à la manipulation ni à la violence.
  3. Nous confions la réussite du processus électoral et l’avenir de notre pays à l’intercession maternelle de la Sainte Vierge Marie, Notre Dame du Congo, Reine de la paix. Que Dieu prenne en grâce notre peuple et bénisse notre beau pays (cf. Ps 66) !

 Kinshasa, le 20 octobre 2016.

Les Evêques membres du Comité de Suivi

 

 

Du 13 au 18 février  2017 :   Session sur la gestion financière

Du 20 au 25 février 2017 :    Comité Permanent de la CENCO

Du 05 au 09 juin 2017 :        Réunions des Commissions Episcopales

Du 12 au 16 juin 2017 :        Comité Permanent de la CENCO

Du 19 au 23 juin 2017 :        Assemblée Plénière de la CENCO

                                        Fait à Kinshasa, le 27 septembre 2016

                                                Abbé Donatien NSHOLE

                                          1er Secrétaire Général Adjoint de la CENCO

                                                Secrétaire Général a.i. de la CENCO

 

Monsieur l’abbé joseph Mulimbi, vicaire de la paroisse Saint Martin de la commune de Katuba, dans le sud-est de Lubumbashi a été abattu d'une balle dans le ventre, rapporte Monseigneur Denis Moto, vicaire général de l'archidiocèse de Lubumbashi, interrogé par la BBC.

L’événement a eu lieu le vendredi 21 octobre 2016 vers 22 h 00 ; « deux hommes armés encagoulés se sont introduits clandestinement » dans la parcelle familiale où il passait ses vacances, alors que le prêtre, « au volant de son véhicule faisait son entrée. Ces hommes armés lui ont logé une balle dans le ventre avant de s’enfuir ». L’affaire est entre les mains de la justice qui doit élucider ce mystère.

Il faut dire que c’est un événement qui endeuille l’Eglise en RD Congo et le diocèse de Lubumbashi en particulier. L’Eglise catholique paie un lourd tribut de l’insécurité grandissante dans le pays en assistant impuissante aux enlèvements des prêtres, à l’exemple des deux pères assomptionnistes portés disparus jusqu’à présent et dont l’enquête n’a encore rien donné.

Mgr Albert Hiombo, vicaire général du diocèse de Tshumbe est décédé ce samedi 14 octobre 2016 dans un hôpital de Liège en Belgique, à l'âge de 85 ans. Avant de devenir vicaire général, il était recteur du grand séminaire interdiocésain Christ Roi -Malole. Mgr Albert Hiombo a exercé les fonctions de vicaire général jusqu'à sa mort. En dépit de son âge avancé, il avait continué de servir à cet office avec beaucoup de lucidité et de dévouement ( Cf. Mgr N. Djomo). Nous présentons nos condoléances chrétiennes à S.E. Mgr Nicolas Djomo, ainsi qu'à toute la communauté diocésaine et à sa famille. Que son âme repose en paix.

 

 

A l’issue de l’Angelus du dimanche 09 octobre 2016, le pape François a annoncé la création de 17 nouveaux cardinaux lors du prochain consistoire qui  aura lieu le 19 novembre 2016.

Parmi les cardinaux qui seront crées, sept proviennent des pays qui n’ont jamais été représentés dans le Sacré Collège ; il s’agit de : la République centrafricaine, le Bangladesh, l’île Maurice, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi que la Malaisie, le Lesotho et l’Albanie. Les nouveaux cardinaux proviennent de onze nations. Le pape François a également décidé de créer cardinaux deux archevêques et un évêque émérites qui se sont distingués dans leur service pastoral ainsi qu’un prêtre qui a rendu un clair témoignage chrétien.

Mgr Dieudonné Nzapalainga, l'archevêque de Bangui est l’un des nouveaux cardinaux de l’Eglise ; il recevra la barrette cardinalice le 19 novembre prochain, veille de la clôture de l’année jubilaire à Rome.

Le dimanche 20 novembre, le Pape concélébrera en la solennité du Christ Roi, à la fin de l’Année de la Miséricorde, la messe avec les nouveaux cardinaux et l’ensemble du collège cardinalice.

Voici la liste des nouveaux cardinaux :

1- Mgr Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie ;

2- Mgr Dieudonné Nzapalainga, C.S.Sp., archevêque de Bangui (RCA) ;

3- Mgr Carlos Osoro Sierra, archevêque de Madrid (Espagne) ;

4- Mgr Sérgio da Rocha, archevêque de Brasilia (Brésil) ;

5- Mgr Blase J. Cupich, archevêque Chicago (États-Unis) ;

6- Mgr Patrick D’Rozario, C.S.C., archevêque de Dacca (Bangladesh) ;

7- Mgr Baltazar Enrique Porras Cardozo, archevêque de Merida (Venezuela) ;

8- Mgr Jozef De Kesel, archevêque de Bruxelles (Bruxelles) ;

9- Mgr Maurice Piat, évêque de Port-Louis (Maurice) ;

10- Mgr Kevin Joseph Farrell, préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie ;

11- Mgr Carlos Aguiar Retes, archevêque de Tlalnepantla (Mexique) ;

12- Mgr John Ribat, M.S.C., archevêque de Port Moresby (Papouasie-Nouvelle Guinée) ;

13- Mgr Joseph William Tobin, C.SS.R., archevêque d’Indianapolis (États-Unis).

 

Évêque et archevêques émérites :

1- Mgr Anthony Soter Fernandez, archevêque émérite de Kuala Lumpur (Malaisie) ;

2- Mgr Renato Corti, archevêque émérite de Novara (Italie) ;

3- Mgr Sebastian Koto Khoarai, O.M.I,  évêque émérite de Mohale’s Hoek (Lesotho) ;

4- Père Ernest Simoni, prêtre de l’archidiocèse de Shkodrë-Pult (Scutari – Albanie).

 

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